Chez le Patriarche Tikhon

 

Une paroisse entière devient grecque russe catholique

Le père Potapi né dans le Gouvernement d'Oufa chez les Vieux Croyants, "sans prêtres"  est amené à l'Eglise orthodoxe russe. Devient curé d'une paroisse russe catholique Etudie les Pères de l'Eglise et est convaincu que pour être chrétien il faut être uni à l'Eglise de Rome. Il parvint à convaincre ses paroissiens.Se rendit à Saint Pétersbourg pour exposer sa requète à l'exarque.

Mais ces conversions sporadiques n'apportaient qu'une brève réponse à celle de l'unité.

 L'exarque veut l'uniion par  la réconciliation  des hiérarchies. Il est le seul. Les prêtres de rite latin veulent des conversions mais dans le rite latin.

L'opposition des catholiques de rite latin aux embryons de paroisses de rite byzantin reste très forte "(lettre d'avril 1921)

 

Les Polonais et les Russes (Texte du Père Léonide)

Les Polonais ont vécu pendant des siècles au milieu des Russes sans jamais les comprendre et sans jamais percevoir toutes les valeurs spirituelles contenue dans leurs traditions. Ils voient leur mission non pas dans la prédication en faveur de l'Union, mais dans le prosélytisme auprès des personnes isolées. Ils veulent s'emparer du peuple par-dessus la tête du clergé orthodoxe. Ils ne veulent pas se rapprocher du clergé orthodoxe et en seraient d'ailleurs incapables  Un sentiment d'offense amère leur reste au fond du coeur après les souffrances  qu'ils ont dû endurer jadis de la part de ceux qu'ils appellent des "gendarmes en soutane"; ce sentiment  ne leur permet pas d'agir avec une bienveillance apostolique réelle. Il en résulte que  dans leurs rencontres avec les prêtres orthodoxes, ils restent toujours sur une position de défense, n'apparaissent pas sincères, semblent trop diplomates. Cela saute tout de suite aux yeux des prêtres orthodoxes qui possèdent une susceptibilité aigüe, presque morbide.  Vouloir faire de l'apostolat en gardant sans cesse un gros caillou caché sous l'aiselle n'est pas chose possible. Le clergé latin est déconcerté par la passivité de notre peuple qui laisse une bande de vauriens profaner ses sanctuaires grandioses et il en tire la conclusion que le peuple russe a perdu la foi Bien sûr, en logique pure, c'est une conclusion qui se défend mais en pratique, ce n'est pas ce qui se passe. Notre peuple est redoutable précisément à cause de sa capacité sans limite d'endurer les brimades et de son son pouvoir de raidissement. Il supportera à l'extrême. mais au fond de son âme , il restera toujours identique à lui-même. Il acceptera certains compromis avec sa conscience parce que, à la suite d'une sorte de laissez-aller il ne considérera pas cela comme une apostasie. Bien  sûr, c'est là chose non seulement difficile mais en fait impossible à comprendre pour un catholique étranger 
(lettre au métropolite André du 29 avril et 18 juillet 1921) 

Dès le début à peine nommé exarque de l'Eglise Catholique Russe, j'ai recherché tous les moyens possible pour entrer en relation avec le clergé orthodoxe. Le métropolite de Léningrad Mgr Benjamin  et plusieurs prêtres qui jouissaient d'une grande influence sur le clergé et le peuple devinrent petit à petit mes bons amis. En 1918,  l'année même de son élection je suis entré en relation avec le patriarche Tikhon lui-même. Il me reçut avec cordialité.

 

A la même époque nous avons fait bloc avec les orthodoxes contre les bolchéviques pour nous défendre de leurs agressions. En 1919 nous avons de nouveau fait ensemble une protestation. Pour la première fois dans l'histoire de la Russie, on put voir les noms des prélats orthodoxes et catholiques sur un document chrétien dirigé contre les forces infernales. Les âmes de nos confrères séparés attendries par la charité avec laquelle nous les traitions, commencèrent à devenir moins dure à notre égard. C'est eux qui nous proposèrent des réunions pour étudier ensemble les problème de l'Union . Nous avons en outre établi en commun un projet de cours et de conférences apologétiques pour lutter contre la propagande athée. La guerre contre la Pologne a fait couler à pics nos projets parce que le gouvernement a interdit pendant les hostilités toute réunion qui n'était pas communiste. Les prêtres orthodoxes se préparaient à faire une retraite spirituelle sous ma direction.

Jusqu'à cette année 1922 le clergé latin n'avait pris aucune initiative en ce domaine. Il avait simplement adopté une attitude qui rendait mon action difficile. L'archevêque Roppe était pour moi un père et un protecteur; il encourageait mes efforts en vue d'une alliance de plus en plus forte avec le clergé orthodoxe. Puis, tout à coup, le démon qui comme un lion cherche toujours des victimes à dévorer a éveillé dans le coeur de certains prêtres latins un zèle intempestif pour la conversion des chrétiens séparés de nous. L'initiateur de cette affaire fut un certain Père Paul Chodkievicz. Il organisa dans une salle contiguë à l'Eglise sainte-Catherine des conférences où furent proférés des propos blessants pour les orthodoxes.

 

Benjamin de Pétrograd martyr

 

Les rencontres entre les catholiques latins chargeant les orthodoxes de tous les maux déplurent évidement au Patriarche. Les orthodoxes assimilèrent l'exarche aux latins.

 


 J'ai été reçu par le Patriarche (lettre du 1er août 1921) je me suis plaint des propos désobligeants que le clergé orthodoxe de Pétrograd a répandu contre moi.   

Le patriarche m'accueillit, m'offrit le thé et le miel et promit de calmer le clergé.


 Une ordonnance de Moscou obligeait les soviets locaux de saisir les calices et autres objets de cultes des églises et monastères. Le patriarche refusa. Les soviétiques l'accusèrent de comploter avec l'Eglise de Krapovitsky qui s'était proclamé attaché à la dynastie des Romanof. Les soviets eux avaient créé une autre Eglise l'Eglise Vivante Il lui fut signifié de devoir demeurer au patriarcat . Pour l'encourager les paroisses orthodoxes et russes catholiques lui rendirent visite. D'autres rencontres entre catholiques et orthodoxes eurent lieu Cela ne plut pas au comité central. Une trentaines d'intellectuels furent mis à la porte de l'URSS. Dont Berdiaeff, Boulgaloff, Frank, Lossky. Le père russe catholique Abrikosoff et le publiciste Dimitri Kouzmine-Karavaïelf furent saisis dans le même coup de filet. Mgr Bernjamain de Pétrograd arêté et jugé puis fusillé avec trois autres prêtres.

Devant les attaques des prêtres de rite latin il écrit

"Il faut obtenir du Saint-Siège qu'un document soit adressé aux diocèses latins de Russie pour leur confirmer que les catholiques orientaux ne sont pas des tziganes gyrovagues..."

L'exarque décrit l'orage qui s'annonce:

Le moment que traverse l'Eglise catholique en Russie est terrible. Le gouvernement cherche à imposer un concordat ; dans chaque paroisse le pouvoir sera remis à un laïc et le curé deviendrait un employé. Il est interdit d'inviter les enfants à servir les liturgies ou de leur donner du catéchisme.

 

Pour ma part de juis prêt à tout, le gouvernement m'a menacé de m'expulser ou de ma fusiller. Que la volonté de Dieu soit faite !  

 Résumé du chapitre "Chez le Patriarche Tikhon" du P.Mailleux


24/08/2011
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