le temps de préparation au carême, le dimanche du publicain et du pharisien

 

Les chrétiens byzantins orthodoxes et catholiques commencent ce jour les triodes, nom à l période mais aussi aux livre liturgique parce que les dimanches qui dès le 12e siècle est une préparation au carême lui-même, Le dimanche des deux personnes dénomination par leur profession un pharisienBenoît XVI dans sa catéchèse du 30.08.06, relative à Matthieu le "publicain", indique que la bonne annonce de l'Évangile consiste précisément en ceci : dans l'offrandede la grâce de Dieu au pécheur ! Ailleurs, dans la célèbre parabole du pharisien et du publicain montés au Temple pour prier, poursuit Benoît XVI, Jésus indique même un publicain anonyme comme exemple appréciable d'humble confiance dans la miséricorde divine: alors que le pharisien se vante de sa propre perfection morale, «le publicain n'osait même pas lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant: “Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!”. Et Jésus commenta: « Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18, 13-14).

Dans la figure de Matthieu, confie le pape Benoît XVI, les Évangiles nous proposent un véritable paradoxe:
celui qui est apparemment le plus éloigné de la sainteté peut même devenir un modèle d'accueil de la miséricorde de Dieu et en laisser entrevoir les merveilleux effets dans sa propre existence. (Benoît XVI)

La méditation ici c'est que ce n'est jamais par la piété seule du pharisien ni par la repentance seule du publicain que nous pouvons être sauvés. Nous sommes appelés à nous voir nous-mêmes
tels que nous sommes réellement à la lumière de l'enseignement du Christ, et à implorer pour la miséricorde.

Voilà une parabole bien connue : celle du pharisien et du publicain ! Chacun peut se reconnaître dans l'un des deux personnages. Mais dans lequel ? Dans le pharisien, ou dans le publicain ? C'est bien là la question du jour. Si nous nous reconnaissons dans le publicain, je doute fort que nous soyons de faux publicains, et, hélas, de vrais pharisiens... Car il ne s'agit pas de SE reconnaître, de SE penser, de SE justifier, mais bien d'être ce que nous sommes sous le regard de Dieu. C'est en effet Dieu qui justifie l'homme, et non pas l'homme qui SE justifie.

Avoir l'humilité, c'est être vrai envers soi-même : l'humilité, c'est la vérité. Celui qui est vraiment humble verra toujours de l'orgueil en lui. L'humilité vraie ne se rend pas compte de son état : celui qui possède l'humilité croit ne rien avoir, alors que, justement, il a Dieu pour lui et en lui ! L'homme qui se reconnaît comme créature dépendante de Dieu s'abaisse tellement en se mettant à sa véritable place devant son Créateur que Dieu ne peut le laisser en cet état : le Seigneur l'élève jusqu'à sa propre Gloire afin d'en faire son enfant d'adoption. En un mot, celui qui s'humilie, Dieu le justifie !

Plus quelqu'un se fait petit aux yeux de Dieu, plus le Seigneur se plaît à venir habiter en lui et à faire resplendir cette lumière divine qui est la sienne. "Dieu est Lumière", nous dit Saint Jean (1 Jn. 1, 5 - cf. aussi Ap. 21, 23 ; 22, 5). C'est pourquoi tous ceux en qui Dieu habite comme dans son Temple, Saint Paul dit qu'ils sont "lumière dans le Seigneur" (Ep. 5, 8) : ce sont de "vraies lumières" (ibidem). Véritable paradoxe, paradoxe de l'évangile, bien sûr... Il faut en effet s'anéantir devant Dieu, croire que l'on tient tout du Seigneur, et le réaliser vraiment, pour participer à la plus grande œuvre qui soit au monde : l'Œuvre de Dieu !

"Vous êtes la lumière du monde... Que votre lumière luise si bien devant les hommes, qu'à la vue de vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux." (Mt. 5, 14-16) Grâce à notre humilité, nous pouvons être lumières du monde ! Ne renversons pas l'ordre des choses : nous ne devons pas nous efforcer d'être lumières du monde tout en nous conservant dans l'humilité ; nous devons, au contraire, nous efforcer d'être humbles afin de devenir, par la grâce de Dieu, lumières du monde. "Quiconque en effet s'élève, sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé." (Lc. 18, 14)

Aujourd'hui, cet ordre des choses est peu observé, hélas... L'orgueil domine le monde, et c'est ce qui conduit le monde à sa perte... Car l'humilité, qui n'est pas seulement une vertu surnaturelle, mais aussi humaine, n'est pas assez présente parmi les hommes de notre temps... Quand quelqu'un possède l'humilité, alors, il se rapproche si près de Dieu qu'il devient semblable au Créateur de toutes choses : l'homme humble est un vrai homme, tellement vrai que, s'il n'y avait pas eu le péché originel, il serait semblable au premier homme que Dieu créa à l'aube de l'univers !

L'homme humble est un vrai homme, la femme humble est une vraie femme. Puissions-nous avoir de tels hommes, et de telles femmes, pour gouverner le monde, les pays, les régions, les villes et les villages ! Car ces hommes et ces femmes seraient pour le monde entier de vraies lumières capables d'actes parfois héroïques et désintéressés, de "bonnes œuvres" (Mt. 5, 16) pour le salut de toute l'humanité. Des personnalités vraies et marquantes, des hommes et des femmes qui puissent être des repères pour leurs concitoyens, voilà ce dont notre monde a tant besoin aujourd'hui !

Dans toute l'histoire de l'humanité, nous n'avons pas connu et nous ne connaîtrons jamais de plus vraie femme que Marie, la Mère de Jésus. Son humilité est sans pareil et restera toujours inégalée et inégalable. Ce qui lui valut de recevoir la plus grande dignité qui soit : celle de Mère de Dieu ! Vraiment, c'est bien en Marie que s'accomplit parfaitement cette parole du Seigneur : "Celui qui s'abaisse sera élevé." (Lc. 18, 14) Vraiment, Marie a été cette femme forte, cette vraie femme, cette créature semblable à Dieu, portant son humanité à son parfait achèvement, non seulement au pied de la Croix du Calvaire, mais surtout au Cénacle, avec les Apôtres, le Jour de la Pentecôte !

Aujourd'hui, comme chaque dimanche, nous allons recevoir en nous Jésus-Eucharistie. Nous allons nous approcher de l'autel du Seigneur. Cette démarche témoigne à la fois de notre humilité et de notre grandeur. Elle témoigne de notre humilité, car nous nous abaissons à croire que ce que nous voyons comme du pain n'est pas du pain mais bien le Corps du Christ. Elle témoigne de notre grandeur, car, dans la communion, nous devenons vraiment le Corps du Christ, fils adoptifs dans le Fils unique de Dieu ! Que cette démarche soit notre justification, pour le salut du monde !



17/01/2013
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