Léonide Féodorof ; L'étudiant de saint-Pétersbourg

Léonide Féodoroff: l'étudiant de Saint-Pétersbourg 
Extrait de "Entre Rome et Moscou" l'Exarque Léonide Féodoroff par le Père Paul Mailleux SJ, DDB,1966
ceci n'est qu'un résumé.

Naissance : Léonide Féodoroff est né à Saint-Pétersbourg

le dimanche 4 novembre 1879 à 4 heures du matin

Ecoles: Primaine Ecole d'Akkerman 

            Secondaires Second Gymnase de Saint-Pétersbourg en deuxième section réservée aux élèves plus modestes.

Origines grand-père Théodore Sakharovitch Féodoroff; serf de la couronne du gouvernement de Yaroslav, son fils (le père de Léonide) libre par le tsar Alexandre II en 1861 s'établit à Saint-Pétersbourg. Il ouvre un restaurant "'Malij Yaroslavietz" dans le quartier des affaires. Meurt jeune. Mme Féodoroff seul avec son fils continue la restauration. 

Léonide avait la peau délicate, blanche, taille svelte, cheveux roussâtres et bouclés, un extérieur gracieux. Surnom "Eva"

"Les idéalistes de mon genre avaient la vie dure au lycée. Les jeunes gens épris d'un idéal supérieur s'y trouvaient fort peu nombreux et se voyaient repoussés par le mépris général. Tous m'aimaient je pense, pour mon caractère accomodant mais ils ne pouvaient me pardonner mon idéalisme. Notre gymnase était un cloaque de tous les vices, nos réunions de lycéens se terminaient toutes dans l'ivrognerie le libertinage et les brutalités. Je m'épris alors d'une jeune fille simple et bonne mais farouche et sans beauté. Les autres jeunes gens s'en moquaient et la traitaient de "sotte sauvage". Ce qui vous plaît à vous autres, jeunes sots, pensais-je, c'est un joli visage et une langue bien pendue, parce que vos esprits sont incapable de s'occuper d'autres choses. Eh bien ! je vous montrerai moi qui et comment il faut aimer. Dans cet incident s'inflitra dans ma tête pour le première fois, la pensée pharisaïque: "je ne suis pas comme les autres, mais je n'ajoutai pas "je t'en  rends grâce Seigneur, parce que je considérais tout cela comme l'acquisition de ma volonté propre et de mon caractère indépendant".

Ses lectures "Je me mis à dévorer les romanciers français les plus connus: Zola, Hugo, Mautpassant, Dumas. Je pris connaissance de la Renaissance italienne et de  sa littérature dissolvante: Boccace, l'Arioste et des productions de la Zerstreeung allemande. Ma tête devient semblable à un égout dans lequel on déverse les pires ordures"

Il connaît un passage à vide, confusion  des idées, il lit Shopenhauer, Hartmann et même de la philosophie hindoue " En  lisant de souton en souton, je crus y retrouver mes propres pensées, à quoi bon la vie sans valeur, les élans généreux, l'effort? Le repos perpétuel du Nirvana où s'éteint toutes aspirations où s'établit l'apaissement éternel de l'anantissement ne sont-ils pas préférables? Mieux vaut rester en place que d'avancer: mieux vaut être assis que debout, mieux vaut dormir que veiller, l'déal est de s'anéantir"  

Le restaurant se trouvait en plein centre de Saint-Pétersbourg. Activité jusque tard dans la nuit. "A l'âge de neuf ans je lisais déjà la mythologie et l'histoire ancienne. J'entrai progressivement au coeur du monde antique et je l'étudiai dans ses moindres détails. La Grèce ancienne devint le rêve perpétuel de ma jeunesse. Je développai l'amour du beau qui, bien des fois, m'a préservé des chutes morales mais en même temps augmentait en moi l'aversion pour le monde réel où j'avais à vivre. Là-bas, dans le lointain passé, je découvrais les arts, la beauté, une existence toute de grâce, les nobles aspirations d'esprits encore jeunes. Ici, j'étouffais dans l'atmosphère des fabriques et des boutiques où n'apparaissait que la lutte pour la vie, la légèreté, la vulgarité, les bas insctincts, la cupidité. Il me restait la nostalgie d'un paradis irrévocablement perdu. Mon âme ne songea qu'à une chose, devenir soldat, un véritable soldat qui se donne à sa vocation jusqu'à l'oubli total de soi-même. Je me plaisais à répéter la parole de Vordsworth "la guerre est fille de Dieu" et je savourais les mémoires de Moltke. Ne faut-il pas de temps en  temps, relever le monde de ses bas penchants en le secouant et la guerre précisément n'interrompt-elle pas notre vie ordinaire de chaque jour pour susciter en nous des aspirations plus nobles? Parfois mon imagination fantaisiste me représentait la destruction de toute la civilisation contemporaine et le retour du monde à la simplicité primitive" 

Constantin Smirnoff prêtre, professeur de religion dans une jeunesse agitée qui devait les mener à la révolution de 1905 montrait la transcendance de l'Eglise du Christ, il souffrait de voir l'EOR (Eglise russe orthodoxe) groupe inféodé au visée humaines du gouvernement. La supériorité de l'EOR sur toutes les autres sociétés était son thème. Avec l'aide de ce prêtre les désirs imprécis de Léonide d'oeuvrer pour un monde meilleur se clarifièrent. Il termina avec une médaille d'or ses humanités.

Léonide décide d'entrer dans l'académie ecclésiastique, celle de la Laure Alesandre Nevski en 1898 une des quatre de Russie pour le clergé diocésain appelé "prêtres blancs", futurs désservants des paroisses. le clergé noir étant les moines destinés à l'enseignement et à la direction de l'EOR. Astreints au célibat les évêques étaient choisis parmi le clergé noir.  

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07/05/2011
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